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Soutien psychologique en oncologie

Séances de soutien psychologique – Soins de support au Centre Icone

Au Centre ICONE, le soutien psychologique fait partie intégrante des soins de support et accompagne les patient(e)s à chaque étape du parcours de soins.

La psychologue, Sfia Hachi, spécialisée en oncologie, propose un espace d’écoute confidentiel pour mettre des mots sur l’angoisse liée à l’annonce, aux traitements, à leurs effets secondaires, ainsi qu’aux répercussions sur la vie familiale, sociale et professionnelle. Cet accompagnement aide à mieux traverser les périodes de doute ou de fatigue morale, à retrouver des repères et à mobiliser ses propres ressources pour faire face à la maladie.​

À quel moment du parcours patient un soutien psychologique peut-il être pertinent ?

Un moment particulier de vulnérabilité est souvent l’après-traitement. Pendant plusieurs mois, le (ou la) patient(e) a vécu au rythme des rendez-vous médicaux, des séances de chimiothérapie ou de radiothérapie, entouré de l’équipe soignante. Lorsque les traitements s’arrêtent, ce qui pourrait sembler être une bonne nouvelle peut être ressenti comme un vide, un abandon, une perte de repères. Le suivi thérapeutique en oncologie prend alors une place essentielle pour prévenir ou accompagner un éventuel mouvement dépressif et aider la personne à se réorienter dans sa propre vie. Il s’agit de l’accompagner à inventer progressivement une autre façon de vivre, de faire, et parfois même une autre façon d’être au monde. Ce travail demande du temps, et c’est le lien de confiance qui se construit avec la psychologue qui rend cette évolution possible.

Les consultations peuvent être proposées avant, pendant ou après les traitements, en fonction des besoins de chacun(e). Elles se déroulent le plus souvent en entretien individuel, mais un soutien peut également être proposé aux proches (conjoint, parents, enfants) lorsque la situation le nécessite. Le (ou la) patient(e) peut demander à rencontrer la psychologue, tout comme l’équipe médicale ou soignante peut suggérer cette démarche si elle repère une souffrance émotionnelle particulière. La fréquence et la durée du suivi sont définies avec la psychologue, en accord avec la personne, pour construire un accompagnement adapté et évolutif.

Sfia Hachi, psychologue spécialisée en oncologie

  • Sfia Hachi, fait partie de l’équipe des soins de support depuis le début de l’aventure du centre Icone. Elle sensibilise les patients sur l’importance du suivi psychologique lorsque les traitements prennent fin, car il s’agit souvent d’une période critique pour le patient qui bascule dans un mouvement dépressif important car désorienté dans sa propre vie.
    Le patient a été pris dans un rythme de rendez vous médicaux et de soins de chimio ou de radiothérapie, il a été entouré par les équipes médicales respectives, et du jour au lendemain, les traitements s’arrêtent, et ce qui devrait être une bonne nouvelle est vécu par le patient comme un abandon,un laisser-tomber,un vide signifiant. 
     
    C’est à ce moment précis, que le suivi thérapeutique en oncologie, prend une place essentielle. 
     
    Il s’agit d’accompagner le patient à inventer une autre façon de vivre, de faire ou même parfois une autre façon d’être au monde. 
    Cela prend du temps et la relation transférentielle avec le thérapeute rend cela possible. « Le patient pourra s’envisager de façon singulière après cette traversée de la maladie. »

Pourquoi un soutien psychologique a sa place dans les soins de support ?

Dans un parcours de cancer, les difficultés ne se limitent pas à l’épreuve physique. L’annonce, les effets des traitements, la fatigue, les changements de rythme de vie, les inquiétudes pour les proches ou le travail peuvent faire monter l’anxiété, l’irritabilité, les troubles du sommeil, ou un sentiment de perte de contrôle. L’intérêt d’un espace psychologique est de pouvoir déposer cela sans filtre, et de remettre du lien entre ce qui est vécu, ce qui fait peur et ce qui reste gérable, en aidant la personne à retrouver un minimum de stabilité intérieure, même quand tout bouge autour.

Ce soutien permet aussi de mieux comprendre ses réactions, de repérer ce qui déclenche les moments de découragement ou d’angoisse, et d’éviter que l’on s’épuise à “tenir” en permanence. Il peut aider à traverser des phases très concrètes du parcours : apprivoiser l’attente des résultats, supporter l’incertitude, vivre des changements corporels, se sentir moins seul(e) face à la maladie, ou retrouver une capacité à se projeter, même modestement. L’enjeu n’est pas de “positiver” à tout prix, mais de disposer d’un lieu où l’on peut exprimer ce qui est lourd, ambivalent ou difficile à dire à ses proches, et où l’on peut remettre de l’ordre dans ses pensées.

Enfin, le soutien psychologique s’inscrit pleinement dans les soins de support parce qu’il soutient l’adaptation au quotidien, et de l’importance de reprendre une forme de rythme, préserver des liens, poser des limites quand la fatigue prend le dessus, parler de ses besoins, et mieux articuler la vie médicale avec la vie personnelle.

À quoi ressemble une première consultation ?

La première rencontre sert surtout à faire un point. Ce qui pèse le plus au patient, ce qui a déjà aidé, ce qui devient difficile à gérer, et ce que la personne souhaite pour la suite. Il n’y a pas de “bon” motif pour consulter. Le soutien peut être ponctuel, dans un moment de fragilité, ou s’inscrire dans la durée si les repères restent instables.

Place des proches

Quand la situation le nécessite, un temps peut être proposé aux proches. L’objectif n’est pas de “prendre parti”, mais de clarifier ce qui se joue dans la famille, d’aider chacun à trouver sa place, et d’éviter que la maladie n’absorbe toute la communication.

FAQ - Soutien psychologique