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Catégorie(s) : Cancer de l'oesophage

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Cancer de l’œsophage : Symptômes, diagnostic et traitements

Cancer de l'œsophage Symptômes, diagnostic et traitements

3 Plan de l'article

Ce qu'il faut retenir

Le cancer de l'œsophage est une tumeur maligne du tube digestif supérieur, souvent diagnostiquée tardivement, dont les causes et traitements varient selon le type histologique.

  • Le carcinome épidermoïde est lié au tabac et à l'alcool.
  • L'adénocarcinome est associé au reflux et à l'obésité.
  • La dysphagie et la perte de poids sont des symptômes courants.
  • Le diagnostic repose sur la fibroscopie et biopsies.
  • Le traitement est multidisciplinaire : chirurgie, radiochimiothérapie, chimiothérapie ou immunothérapie.

Le cancer de l’œsophage est une pathologie digestive sévère, mais dont l’incidence reste stable en France. Cette tumeur peut rester silencieuse dans ses débuts, elle est donc souvent diagnostiquée tardivement. La prise en charge thérapeutique va dépendre de plusieurs paramètres, notamment du type de cancer et de son stade au moment du diagnostic.

Qu’est-ce qu’un cancer de l’œsophage ?

Le cancer de l’œsophage correspond au développement d’une tumeur maligne au niveau du conduit musculaire qui relie la gorge à l’estomac.

On distingue principalement deux formes selon la cellule d’origine :

  • Le carcinome épidermoïde, plus fréquent dans la partie haute ou médiane de l’œsophage et souvent lié à la consommation d’alcool et de tabac
  • L’adénocarcinome de l’œsophage, plutôt localisé dans le tiers inférieur, souvent sur un œsophage de Barrett lié à un reflux gastro-œsophagien chronique

En France, environ 5 400 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, avec une prédominance masculine marquée. Le pronostic vital général reste réservé, notamment en raison du diagnostic souvent tardif. La survie nette à 5 ans est estimée à environ 20 %, tous stades confondus.

Quelles sont les causes possibles de cancer de l’œsophage ?

Les facteurs de risque varient selon le type de cancer œsophagien. Le carcinome épidermoïde est directement associé à une consommation chronique de tabac et d’alcool, deux facteurs dont l’action combinée multiplie le risque de façon exponentielle. Une mauvaise hygiène bucco-dentaire ou une alimentation pauvre en fruits et légumes pourraient aussi favoriser la survenue de cette maladie.

Pour l’adénocarcinome, les causes sont souvent métaboliques : reflux gastro-œsophagien prolongé, obésité, ou présence d’un œsophage de Barrett, qui correspond à une transformation anormale de la muqueuse œsophagienne.

D’autres facteurs moins fréquents incluent les séquelles de brûlures caustiques anciennes, l’achalasie (trouble moteur œsophagien), ou certaines expositions professionnelles. La consommation régulière de boissons très chaudes est également évoquée dans certaines études.

Cancer de l’œsophage : quels sont les symptômes ?

La tumeur peut évoluer longtemps sans provoquer de signes particuliers. Les premiers symptômes de cancer de l’œsophage apparaissent lorsque la lumière de l’œsophage commence à se rétrécir :

  • Dysphagie progressive : une gêne à la déglutition des aliments solides, puis liquides
  • Amaigrissement rapide : lié à la baisse des apports alimentaires
  • Régurgitations fréquentes, sensation de blocage alimentaire, brûlures rétrosternales
  • Douleurs thoraciques ou dorsales, plus marquées lors de l’ingestion

Quand la maladie évolue, d’autres signes peuvent apparaître : enrouement, toux chronique, dyspnée, ou douleurs osseuses en cas de métastases. Ces symptômes doivent alerter, notamment en présence d’antécédents digestifs ou ORL.

Cancer de l’œsophage : le diagnostic

Après la consultation, le diagnostic repose sur une fibroscopie œsogastrique avec biopsie. Ce geste permet d’examiner visuellement la tumeur, d’en prélever des fragments pour analyse histologique, et d’évaluer son extension locale.

Un bilan d’extension est programmé pour déterminer le stade et l’étendue de la maladie :

  • Scanner thoraco-abdomino-pelvien : pour identifier une extension régionale
  • TEP-Scan (PET-Scan) : utile pour détecter d’éventuelles métastases à distance
  • Écho-endoscopie : indispensable pour mesurer la profondeur d’invasion et l’atteinte ganglionnaire
  • Une bronchoscopie ou une IRM vient parfois compléter l’exploration

Ce bilan d’extension permet de définir précisément les options de traitement selon le stade évolutif de la tumeur et l’état de santé général du patient.

Cancer de l’œsophage : quel traitement ?

La stratégie thérapeutique dépend du type histologique et du stade de la tumeur, de l’état de santé général du patient et de la présence ou non de métastases. Les traitements sont souvent combinés, et les décisions sont discutées au préalable en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP).

Chirurgie du cancer de l’œsophage

En cas de tumeur localisée et résécable, une œsophagectomie est proposée. L’intervention consiste à retirer la portion de l’œsophage atteinte par la tumeur, les ganglions lymphatiques régionaux, ainsi qu’une partie de l’estomac, et à reconstruire le tube digestif par ascension gastrique (gastroplastie tubulisée), avec une anastomose réalisée soit dans le thorax, soit au niveau cervical selon les cas. Ce geste chirurgical est complexe et présente des risques, notamment en raison de la proximité des voies respiratoires, de l’aorte et du médiastin. Il expose à des complications postopératoires (fistule, pneumopathie, ou ralentissement de la vidange gastrique). Il est désormais fréquemment réalisé par voie mini-invasive, assistée par vidéochirurgie ou robot chirurgical, ce qui améliore la récupération et réduit la morbidité.

Pour les lésions superficielles strictement limitées à la muqueuse, une muclosectomie endoscopique ou une ablation par radiofréquence peut suffire. Ces traitements sont réservés aux formes très précoces, après validation en RCP et bilan locorégional complet.

Radiochimiothérapie

Lorsque la chirurgie n’est pas indiquée d’emblée, une radiochimiothérapie concomitante peut être proposée. Elle associe une irradiation ciblée à une chimiothérapie et permet dans certains cas de réduire la tumeur en vue d’une chirurgie secondaire ou de servir de traitement exclusif, notamment en présence de carcinomes épidermoïdes localement avancés ou inopérables.

Le Centre HORG dispose de différents équipements de radiothérapie : radiothérapie conformationnelle 3D, IMRT et radiothérapie guidée par l’image, pour une précision maximale et une réduction des effets secondaires.

Traitement du cancer de l’œsophage métastatique

Lorsque la maladie s’est propagée pour former des métastases à distance, la prise en charge repose sur une chimiothérapie systémique adaptée au profil tumoral et à la tolérance du patient. Des options comme le trastuzumab peuvent être envisagées dans certains adénocarcinomes HER2 positifs.

Des traitements de support améliorent la qualité de vie : pose de prothèse œsophagienne, radiothérapie antalgique, ou nutrition entérale en cas de dysphagie sévère.

Par ailleurs, plusieurs essais cliniques proposent aujourd’hui l’immunothérapie dans les formes avancées ou en rechute.

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