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Polype

Définition du polype

Un polype est une excroissance de tissu qui se développe à partir d’une muqueuse, c’est à dire la couche interne qui tapisse certains organes creux. Il peut apparaître dans le côlon et le rectum, mais aussi dans l’estomac, l’utérus, le col de l’utérus, les fosses nasales ou les sinus. Un polype peut être pédiculé, attaché par un petit “pied”, ou sessile, plus étalé sur la paroi.

La grande majorité des polypes sont bénins au moment du diagnostic. Certains peuvent toutefois être précancéreux, surtout quand ils présentent des anomalies cellulaires appelées dysplasie, ce qui justifie leur surveillance et souvent leur ablation. Le risque d’évolution vers un cancer dépend surtout du type de polype, de sa taille, de son nombre et de son organe d’origine, ce qui explique l’intérêt de l’analyse au microscope après prélèvement.

Types de polype

Il existe plusieurs types de polypes, définis principalement par leur aspect histologique. Les polypes hyperplasiques sont en général peu à risque de transformation, surtout lorsqu’ils sont petits, notamment au niveau colorectal. Les polypes adénomateux, appelés aussi adénomes, sont les plus connus car ils peuvent évoluer vers un cancer avec le temps, en particulier s’ils sont volumineux, multiples ou porteurs de dysplasie.

Les polypes inflammatoires sont liés à une irritation ou une inflammation chronique de la muqueuse, par exemple dans certaines maladies inflammatoires digestives, et ils ne sont pas toujours de vrais polypes au sens tumoral. Les polypes hamartomateux correspondent à une organisation anormale de tissus normalement présents et peuvent être isolés ou s’inscrire dans certains syndromes héréditaires. Les polypes juvéniles, malgré leur nom, décrivent un type histologique et peuvent être retrouvés chez l’enfant ou l’adulte, le plus souvent bénins lorsqu’ils sont isolés.

Selon l’organe, on décrit aussi des catégories plus spécifiques, par exemple des polypes endométriaux dans l’utérus ou des polypes nasaux liés à une inflammation de la muqueuse respiratoire, avec des implications diagnostiques différentes.

Facteurs de Risque du polype

Il existe plusieurs types de polypes, définis principalement par leur aspect histologique. Les polypes hyperplasiques sont en général peu à risque de transformation, surtout lorsqu’ils sont petits, notamment au niveau colorectal. Les polypes adénomateux, appelés aussi adénomes, sont les plus connus car ils peuvent évoluer vers un cancer avec le temps, en particulier s’ils sont volumineux, multiples ou porteurs de dysplasie.

Les polypes inflammatoires sont liés à une irritation ou une inflammation chronique de la muqueuse, par exemple dans certaines maladies inflammatoires digestives, et ils ne sont pas toujours de vrais polypes au sens tumoral. Les polypes hamartomateux correspondent à une organisation anormale de tissus normalement présents et peuvent être isolés ou s’inscrire dans certains syndromes héréditaires. Les polypes juvéniles, malgré leur nom, décrivent un type histologique et peuvent être retrouvés chez l’enfant ou l’adulte, le plus souvent bénins lorsqu’ils sont isolés.

Selon l’organe, on décrit aussi des catégories plus spécifiques, par exemple des polypes endométriaux dans l’utérus ou des polypes nasaux liés à une inflammation de la muqueuse respiratoire, avec des implications diagnostiques différentes.

Symptômes du polype

Beaucoup de polypes ne provoquent aucun symptôme et sont découverts lors d’un examen réalisé pour une autre raison ou dans le cadre d’un dépistage. Quand ils sont symptomatiques, les manifestations dépendent de l’organe atteint. Dans le côlon ou le rectum, ils peuvent entraîner des saignements visibles ou occultes, parfois responsables d’une anémie, ainsi que des changements du transit comme une constipation ou une diarrhée plus inhabituelle.

Des douleurs abdominales ou une gêne peuvent survenir, surtout en cas de polype volumineux, de localisation particulière ou de complications rares comme une obstruction. Dans l’utérus, un polype peut provoquer des saignements entre les règles, des règles plus abondantes, des saignements après les rapports ou des pertes inhabituelles. Dans le nez, les polypes peuvent donner une obstruction nasale persistante, une diminution de l’odorat, une sensation de nez bouché et parfois des infections des sinus plus fréquentes.

En pratique, un saignement inexpliqué, des symptômes qui persistent, ou toute modification récente et durable doit conduire à un avis médical afin d’en identifier la cause.

Diagnostic du polype

Le diagnostic repose le plus souvent sur la visualisation directe du polype et, si besoin, sur un prélèvement pour analyse histologique. Pour les polypes du côlon et du rectum, la coloscopie est l’examen de référence car elle permet d’explorer la muqueuse, de repérer les lésions et souvent de les retirer immédiatement.

Selon les situations, une sigmoïdoscopie peut être proposée quand on cible la partie basse du côlon. Pour l’estomac, l’endoscopie digestive haute permet une inspection de la muqueuse et des biopsies. Pour l’utérus, l’échographie pelvienne, l’échographie endovaginale, l’hystérosonographie et surtout l’hystéroscopie peuvent aider à confirmer la présence d’un polype et à guider sa prise en charge.

Pour les polypes nasaux, l’examen ORL avec endoscopie nasale est central, parfois complété par une imagerie des sinus si nécessaire. Les tests de dépistage, comme la recherche de sang dans les selles, ne diagnostiquent pas un polype à eux seuls, mais peuvent alerter et conduire à une exploration endoscopique.

Traitements du polype

Le traitement dépend du type de polype, de sa taille, de son nombre, de sa localisation, du contexte médical et de l’existence ou non de signes de suspicion. Dans de nombreux cas, l’ablation est proposée car elle permet à la fois de traiter la lésion et d’obtenir un résultat anatomopathologique fiable.

Au niveau digestif, l’ablation endoscopique, souvent appelée polypectomie, est fréquemment réalisable lors de la coloscopie ou de la gastroscopie, avec des techniques adaptées selon la forme et la taille. Les polypes présentant un risque précancéreux ou des caractéristiques inquiétantes peuvent nécessiter une prise en charge plus large, parfois chirurgicale, notamment si la résection endoscopique complète n’est pas possible.

  • Pour l’utérus, l’ablation par hystéroscopie est une option courante lorsque le polype est symptomatique, volumineux, récidivant ou lorsqu’une analyse est nécessaire.
  • Pour les polypes nasaux, le traitement associe souvent une prise en charge de l’inflammation de fond et, selon la gêne et l’étendue, un traitement médical et parfois une chirurgie endonasale.
Dans tous les cas, la stratégie inclut généralement un suivi adapté au profil de risque afin de limiter les récidives et de dépister d’éventuelles nouvelles lésions.
 

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